Discussions entre apprentis auteurs #2: Bien commencer...

April 3, 2017

Jordan: Hey! Je suis content de pouvoir te retrouver devant un bon petit thé, j'ai l'impression que ça va devenir notre nouveau rituel, je pense que dans peu de temps je serais en mesure de passer commande à ta place! -rire-

 

Maylis: Etant donné que je ne sais même pas ce que moi je veux à chaque fois, laisse moi en douter ! Enfin bref, parlons peu, parlons bien !

 

Jordan: Tout à fait! Je ne sais pas si tu te souviens, mais la dernière fois on parlé de nos visions de ce qu'était "l'essence de l'écriture", et on a aussi abordé l'importance de l'entourage lorsqu'on se lance de ce genre de tâche titanesque! [Pour ceux qui l'auraient loupé, retrouvez l'article ici]

 

Maylis: C’est ça, c’est toujours bien de pouvoir partager ce genre de chose avec quelqu’un et surtout d’avoir une personne qui nous motive et nous pousse à continuer !

Jordan: J'aimerais cette fois-ci, si tu es d'accord bien sur, qu'on parle du commencement de l'histoire, je sais que tu possèdes ta propre technique pour en avoir déjà discuté avant, et même si on a deux manières de faire assez différente, je pense qu'elles peuvent aussi être complémentaires dans un sens.

 

Je me souviens que quand j'ai commencé à écrire ma première histoire, j'étais plutôt brouillon dans mon approche car j'avais l'impression que si je détaillais tout, de façon très précise, j'allais perdre quelque chose en route, ou alors que j'allais me fermer à certaines possibilités d'évolution en terme de trame narrative, Puis j'ai attaqué l'écriture, brute, et ça marchait plutôt bien...Jusqu'à ce que je doivent attaquer des pans beaucoup plus descriptifs de l'histoire, et là...page blanche complète. Ce qui a fait que je n'ai jamais fini cette histoire pour laquelle j'avais sauté tant de nuits de sommeil. Puis j'ai décidé de prendre cette technique à contre pied. Et j'ai crée une nouvelle histoire, mais cette fois-ci je l'ai détaillée, tellement détaillée, que j'ai fini par douter de son potentiel, et je ne l'ai au final jamais commencé. J'ai continué à écrire, beaucoup de choses différentes, des chansons, des articles, des histoires courtes, mais j'ai l'impression que désormais je ne sais pas comment recommencer à écrire un roman ou autre projet plus développé.

 

Toi qui est sur le point de terminer la tienne, qu'est ce que tu en penses, quels sont les conseils que tu pourrais donner à quelqu'un qui souhaiterait se lancer, voire se relancer (oui oui je parle de moi)?

 

Maylis: Alors personnellement j’ai commencé comme toi, en allant sans réfléchir, presque en écriture automatique, et même si ça mené assez loin ça n’a pas non plus trop marché. Et un jour le cauchemar de tout écrivain s’est réalisé : mon ordinateur a planté et j’ai tout perdu. Mais ça a été vachement bénéfique au final parce que ça m’a permis de repartir sur de nouvelles bases. Ce que j’ai fait ensuite est une méthode qui marche bien pour moi mais je pense qu’il est important que chacun teste selon ce qui lui va le mieux. Personnellement j’ai repris un cahier et j’ai commencé par poser les bases de mon univers. Comme j’écrivais un univers fantastique et magique j’ai défini une carte, les populations qui y vivaient, les créatures qui habitaient ce même monde, comment la magie fonctionnait, ses points forts, ses limites. J’ai aussi fait des fiches personnages qui me permettait de retrouver une description, des caractéristiques, les chapitres ou ils apparaissaient. Une fois ce gros travail de fond réalisé je me suis mise à écrire jusqu’à ce que je réalise que je reproduisais une de mes erreurs : ne pas savoir où j'allais. J’ai donc pris un brouillon et j’ai fait un déroulé de l’histoire. Pas de détails précis mais juste une trame pour savoir où j’allais, ce qui allait se passer. Cela permet d’organiser ses idées, de savoir où l’on va, de pouvoir prévoir des petits détails qui peuvent avoir une importance pour tard. Décrire son univers est important pour ceux qui veulent écrire du fantastique parce que cela permet de ne pas s’embrouiller ou se contredire. Mais un conseil qui marcherai pour tout style de livre c’est de se faire une trame, chapitre par chapitre, détaillant ce qu’il se passe mais suffisamment peu pour avoir assez de liberté d’écriture. Ensuite chacun fait comme il veut mais je vous rappelle que dès le tome 1 JK Rowling avait déjà écrit le dernier chapitre de Harry Potter…

 

Jordan: Est-ce que tu penses qu'il y a un temps pour l'écriture, ce que je veux dire par là, c'est qu'il y a certaines périodes de nos vies pendant lesquelles on éprouve peut être plus de difficultés à se lancer dans une telle tâche, ou à l'inverse, on a l'impression que l'on pourrait écrire des jours et des jours sans s'arrêter si il n'y avait pas la contrainte sommeil?

 

Maylis: Je ne sais pas… Ce genre de chose est extrêmement personnelle, chacun ressent différemment l’envie d’écrire… Personnellement je sais que j’éprouve l’envie d’écrire sous le coup d’émotions fortes telles que la colère, la mélancolie où la tristesse et que j’arrive à reproduire cet état d’esprit en écoutant certaines musiques. Après j’écris mieux quand je sais que je vais pouvoir écrire régulièrement durant une longue période de temps. Le mieux c’est pendant certains étés, je travaillais derrière un ordinateur mais comme il n’y avait aucun client j’ouvrais une page word et j’avançais assez bien alors que ce n’était pas du tout un environnement propice mais bizarrement je sais que j’ai été très productive durant cette période. Va comprendre… Et toi quand penses-tu ?

 

Jordan: Je suis un peu pareil que toi, jusqu’ici ça a souvent été lié à un facteur émotionnel. Mais j'aimerais faire en sorte de pouvoir actionner le mode machine à écrire sans avoir besoin d’être au bout de ma vie à chaque fois, ma santé mentale en dépend désormais -rire-

C'est un sujet très vaste, que l'on pourra sûrement approfondir sur une autre fois, pour le moment je dois te laisser j'ai attaqué une nouvelle elle série sur Netflix, et elle m’obsède…La prochaine fois, c'est toi qui choisit le thème, on est en démocratie non ?

Share on Facebook
Share on Twitter
Please reload

Pourquoi "The Sight"?

#1 

Avoir la vue, ou "The Sight", c'est voir la vie avec un regard peu ordinaire...
 

#2

Avoir la vue, c'est accepter de ne pas penser comme tout le monde...

 

#3

Avoir la vue, c'est tout simplement voir au delà des apparences...

© 2023 by Jordan R. Proudly created with Wix.com